project inside.
sujet : slow design.
Deux approches diamétralement opposées sur le sujet s’offraient à moi. Soit, je dégurgitais savamment la théorie à vous en faire vomir, soit j’optais pour un fait vécu, les belles émotions, une tranche de vie bien croustillante. Je me fais plaisir modérément, je vous ennuie un peu, ensuite on s’amuse, OK ?

théorie abrégée.

Slow food, slow life, slow living, éco-design et toutes les autres déclinaisons possibles découlent en partie du concept élaboré par le chroniqueur gastronomique italien Carlo Petrini en 1986… Vers la fin des années 90, une sensibilité environnementale s’actualise en s’appropriant les revendications des écologistes des années 70. L’éco-design marque la transition du paradigme moderne au paradigme écologique, nature et culture séparée depuis l’avènement de la modernité deviennent complémentaires.

Another consideration must be that of human factors. If we assume that all design is an extension of man (either good or bad), the relevance of human values is obvious. Next, in integrated design we must attempt to place the problem in its social perspective (…) whose orientation is not private profit-making, but rather a human and humane concern for man and his environment.

En 2004, l’universitaire anglais Alastair Fuad-Luke ajoute le concept de lenteur et de réflexion à celui de l’éco-design, plaçant les valeurs humaines au centre du processus de création. Grosso-modo, le Slow Design nous invite à réfléchir sur la manière dont nous consommons, se rebelle contre le consumériste, nous propose de renouer avec la nature, de réduire notre empreinte écologique en recyclant des matériaux, d’avoir recours à des techniques traditionnelles d’artisanat.

slow design total.

Après plusieurs années dans le domaine dans la musique, notre hôte réoriente sa carrière vers une démarche plus en harmonie avec ses valeurs, loin des paillettes spéculatives. Au cours d’une année, dans l’ombre d’un artisan à étudier ses méthodes de travail, il conceptualise sa première guitare. Ainsi la menuiserie devient un nouveau mode d’expression où il peut s’évader l’espace d’un instant. Pourquoi s’arrêter à l’ameublement lorsqu’on peut construire soi-même une maison ? Rebâtir sur la base d’un ancien chalet laissé à l’abandon, une demeure à l’exemple de ses aspirations deviendra le projet de l’année suivante. Voilà, cette résidence est le nec plus ultra de sa créativité hors du commun.

Et si le Slow Design était plus qu’un mode de vie, une véritable philosophie ?  Ici, tout a été choisi dans le souci, avec une attention particulière aux matières, leur provenance, leur qualité en privilégiant les artisans locaux. Que ce soit les moulures en noyer, les tablettes fixées aux murs, l’ameublement a été sélectionné en fonction de la récupération, la réutilisation de matériaux.

Table à manger conçue avec les anciennes poutres du chalet. Aucun clou, aucune vis n’ont été nécessaires.

Portes d’armoire vitrée fabriquées sur mesure par un ferronnier habitant non loin. Plusieurs accessoires de cuisines proviennent également d’artisans locaux ; bols, assiettes, tasses, rien n’échappent.

Quelques tuyaux de plomberie récupérés dans un ancien couvent, des planches en noyer recyclées et un ami habile avec le béton ont suffi pour la réalisation de la vanité. Avec timidité, il me confia qu’il avait également bricolé le miroir. Et pourquoi ? je mentionne bricolé, car le timbre de sa voix dénotait une légère insatisfaction.

La simplicité des lieux, totalement désarmante…

Une autre guitare en cours… observer les innombrables menus détails autour de la rosace, chaque petit morceau de bois collé l’un à la suite de l’autre. On ne se le cachera pas, notre hôte est très minutieux.

Il me demande si je préfère retirer les poteries pour la photo, surtout pas. J’apprends qu’il dispose d’un tour à poterie dans son atelier, il crée ses pots, accessoires de cuisine… À ce moment précis, la gueule me tombe. Je suis plus qu’ébahie, je suis muette d’étonnement de découvrir tant d’autonomie créative.


Table à café, bois recyclé, avec signature méticuleusement façonnée.

Pour terminer, je souhaite que ce billet puisse vous inspirer à accomplir les projets que vous chérissez, à les réaliser et surtout vous démontrer qu’il est possible de consommer autrement, en réalisant soi-même les objets essentiels à nos besoins.

Je rédigerai un autre billet concernant cette demeure. Tellement de choses à écrire, surtout à apprendre sur l’écodesign, la conception d’une maison écologique… bla, bla, bla..

foto : (moi)

PROJECT INSIDE

Que dire de plus ? Curieux d’en connaître davantage sur le sujet, avare de découvrir de nouveaux designers adhérant au concept du SLOW DESIGN, les autres blogueuses du collectif Project Inside sauront vous étonner par leurs remarquables découvertes. Une fois par mois, le thème des couleurs est abordé d’une manière singulière et personnelle par chacune de nous. Osez cliquer…



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project inside.
sujet : slow design.
Deux approches diamétralement opposées sur le sujet s’offraient à moi. Soit, je dégurgitais savamment la théorie à vous en faire vomir, soit j’optais pour un fait vécu, les belles émotions, une tranche de vie bien croustillante. Je me fais plaisir modérément, je vous ennuie un peu, ensuite on s’amuse, OK ?

théorie abrégée.

Slow food, slow life, slow living, éco-design et toutes les autres déclinaisons possibles découlent en partie du concept élaboré par le chroniqueur gastronomique italien Carlo Petrini en 1986… Vers la fin des années 90, une sensibilité environnementale s’actualise en s’appropriant les revendications des écologistes des années 70. L’éco-design marque la transition du paradigme moderne au paradigme écologique, nature et culture séparée depuis l’avènement de la modernité deviennent complémentaires.

Another consideration must be that of human factors. If we assume that all design is an extension of man (either good or bad), the relevance of human values is obvious. Next, in integrated design we must attempt to place the problem in its social perspective (…) whose orientation is not private profit-making, but rather a human and humane concern for man and his environment.

En 2004, l’universitaire anglais Alastair Fuad-Luke ajoute le concept de lenteur et de réflexion à celui de l’éco-design, plaçant les valeurs humaines au centre du processus de création. Grosso-modo, le Slow Design nous invite à réfléchir sur la manière dont nous consommons, se rebelle contre le consumériste, nous propose de renouer avec la nature, de réduire notre empreinte écologique en recyclant des matériaux, d’avoir recours à des techniques traditionnelles d’artisanat.

slow design total.

Après plusieurs années dans le domaine dans la musique, notre hôte réoriente sa carrière vers une démarche plus en harmonie avec ses valeurs, loin des paillettes spéculatives. Au cours d’une année, dans l’ombre d’un artisan à étudier ses méthodes de travail, il conceptualise sa première guitare. Ainsi la menuiserie devient un nouveau mode d’expression où il peut s’évader l’espace d’un instant. Pourquoi s’arrêter à l’ameublement lorsqu’on peut construire soi-même une maison ? Rebâtir sur la base d’un ancien chalet laissé à l’abandon, une demeure à l’exemple de ses aspirations deviendra le projet de l’année suivante. Voilà, cette résidence est le nec plus ultra de sa créativité hors du commun.

Et si le Slow Design était plus qu’un mode de vie, une véritable philosophie ?  Ici, tout a été choisi dans le souci, avec une attention particulière aux matières, leur provenance, leur qualité en privilégiant les artisans locaux. Que ce soit les moulures en noyer, les tablettes fixées aux murs, l’ameublement a été sélectionné en fonction de la récupération, la réutilisation de matériaux.

Table à manger conçue avec les anciennes poutres du chalet. Aucun clou, aucune vis n’ont été nécessaires.

Portes d’armoire vitrée fabriquées sur mesure par un ferronnier habitant non loin. Plusieurs accessoires de cuisines proviennent également d’artisans locaux ; bols, assiettes, tasses, rien n’échappent.

Quelques tuyaux de plomberie récupérés dans un ancien couvent, des planches en noyer recyclées et un ami habile avec le béton ont suffi pour la réalisation de la vanité. Avec timidité, il me confia qu’il avait également bricolé le miroir. Et pourquoi ? je mentionne bricolé, car le timbre de sa voix dénotait une légère insatisfaction.

La simplicité des lieux, totalement désarmante…

Une autre guitare en cours… observer les innombrables menus détails autour de la rosace, chaque petit morceau de bois collé l’un à la suite de l’autre. On ne se le cachera pas, notre hôte est très minutieux.

Il me demande si je préfère retirer les poteries pour la photo, surtout pas. J’apprends qu’il dispose d’un tour à poterie dans son atelier, il crée ses pots, accessoires de cuisine… À ce moment précis, la gueule me tombe. Je suis plus qu’ébahie, je suis muette d’étonnement de découvrir tant d’autonomie créative.


Table à café, bois recyclé, avec signature méticuleusement façonnée.

Pour terminer, je souhaite que ce billet puisse vous inspirer à accomplir les projets que vous chérissez, à les réaliser et surtout vous démontrer qu’il est possible de consommer autrement, en réalisant soi-même les objets essentiels à nos besoins.

Je rédigerai un autre billet concernant cette demeure. Tellement de choses à écrire, surtout à apprendre sur l’écodesign, la conception d’une maison écologique… bla, bla, bla..

foto : (moi)

PROJECT INSIDE

Que dire de plus ? Curieux d’en connaître davantage sur le sujet, avare de découvrir de nouveaux designers adhérant au concept du SLOW DESIGN, les autres blogueuses du collectif Project Inside sauront vous étonner par leurs remarquables découvertes. Une fois par mois, le thème des couleurs est abordé d’une manière singulière et personnelle par chacune de nous. Osez cliquer…









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