Alors que l’épidémie de coronavirus semble tout bonnement hors de contrôle dans plusieurs pays du monde dont la France, certains gouvernements plancheraient actuellement sur l’idée d’une géolocalisation généralisée des malades et des popuplations en confinement. Une mesure soutenue par le commissaire européen Thierry Breton.

L’UE veut utiliser la géolocalisation pour analyser la pandémie

Après certains pays comme la Corée du Sud, l'UE veut avoir recours à la géolocalisation pour analyser la pandémie

L’Union Européenne mandate huit opérateurs pour expérimenter l’analyse des données de géolocalisation

Certains pays du monde ont d’ores et déjà choisi d’utiliser la géolocalisation de leurs citoyens afin de mieux cerner l’avancée des contaminations, comme c’est le cas pour Israël, la Russie et maintenant la République Tchèque. La chine bien sûr, mais surtout la Corée du Sud et Täiwan sont ici cités en exemple pour les mesures drastiques et les stratégies mises en place très tôt par les gouvernements. Parmi les règles établies, la géolocalistion des personnes soumises à un confinement total, permettait un contrôle strict du respect des instructions. Chaque mouvement hors du domicile était systématiquement connu et sanctionné.

C’est sur cette méthode que se base l’Union Européenne, dépassée par les évènements, pour demander à ce que huit grands opérateurs mobiles européens lui livrent leurs données de géolocalisation. Parmi eux, l’allemand T-Mobile, le britannique Vodafone et le français Orange, choisi pour participer à l’opération, sensée aider à mesurer la portée de la pandémie. L’opérateur français majoritaine travaillerait déjà sur le sujet aux côtés de l’Inserm.

Orange participera à l’opération pour la France

L'Union Européenne regarde l'exemple coréen et veut instaurer la géolocalisation des personnes confinées

L’utilité des données mobiles n’est pas encore définie

Sujet sensible s’il en est aux yeux du respect de la vie privée et de la confidentialité des données personnelles, la Comission Européenne assure néanmoins que l’anonymat des personnes sera préservé et que la quantité de métadonnées récoltées durant l’opération sera automatiquement supprimée, une fois le danger écarté. Reste à « définir clairement » le type d’informations utiles à une telle opération. À ce titre, L’OMS a rappelé que le recours à la technologie dans la lutte contre le Covid-19 devait impérativement être accompagné du respect des droits de l’Homme et de la vie privée des individus.

Du Tracking pour pallier le manque de tests

La CE veut activer la géolocalisation pour analyser et prédire l'évolution de la pandémie dans les pays

Malgré les promesses émises par les institutions, le recours à la géolocalisation généralisée ne fait bien sûr pas l’unanimité. Malgré le rappel d’un anonymat respecté et le fait que l’opération ne soit semble-t-il prévue que pour un temps limité, relatif au pic de l’épidémie, nul ne connait encore la durée des états d’urgence actuels. « Il faudrait pouvoir garder des données sur une durée de temps longue » commentait le patron d’Orange au Figaro, qui ajoute que « des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL seront nécessaires ».

Des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL seront nécessaires

L'UE demande à des opérateurs européens de lui fournie les données de géolocalisation de leurs clients

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