Le fondateur du groupe Touriste, Adrien Gloaguen, a encore frappé ! Avec la complicité d’un ami d’enfance, Antoine Raccat, un jeune retraité du barreau, il vient d’inaugurer un nouveau repaire, à deux jets de pierres des voies ferrées, rhabillé par l’artiste-designer Luke Edward Hall. Un trentenaire à l’univers fantasque et chatoyant qui semble sorti d’un film de Wes Anderson. Ainsi dès l’entrée, on est saisi par le coloris vert gazon des boiseries associé à de la Toile de Jouy rose Malabar ou les stores bouillonnés qui tutoient un canapé léopard ou des fauteuils Empire, posés sur un sol en marbre à chevron noir et blanc. Un décor aussi flamboyant que décoiffant, loin du bon goût ambiant, comme un condensé de l’esprit de la française Madeleine Castaing et de l’américaine Dorothy Draper. Même fantaisie dans les 40 chambres très cinématographiques – beaucoup ont une vue plongeante sur les trains – où les couleurs valsent sur les murs, les plafonds ou dans les salles de bain comme une arme anti morosité. Sur les cimaises, les dessins -clins d’œil à Cocteau- témoignent aussi de la créativité de ce trublion qui aime brouiller les frontières entre l’art et le design. Au sous-sol, la salle de gym recouverte d’un papier peint fleuri n’échappe pas à son excentricité qui a défaut de booster vos performances sportives devrait vous mettre de bonne humeur.

A noter, les déjeuners et diners sont servis de l’autre côté de la rue au Café des Deux Gares.

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Texte : Sylvie Wolff. Photos : Benoit Linero.

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