À quelques pas d’une forêt débouchant sur une plage de la côte vendéenne, cette bâtisse laissée à l’abandon revêt aujourd’hui des airs de maison de vacances.

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Texte : Margault Antonini – Photos : Aurélie Lecuyer

D’emblée, Aurélie Lecuyer nous prévient : la maison dans laquelle elle vient de s’installer “n’était pas du tout un coup de cœur” à l’origine. Il y a trois ans, lorsque son mari Jean-Christophe lui annonce devoir déménager pour des raisons professionnelles, ils vivent avec leurs trois enfants dans une maison qu’ils ont fait construire près de Nantes. Pour leur nouvelle acquisition, ils cherchent à répéter l’opération et se mettent en quête d’un terrain constructible sur la côte vendéenne. “Nous n’avons rien trouvé et avons donc commencé à visiter des biens. C’est là que nous sommes tombés sur cette maison des années 1970, dans son jus, qui servait de résidence secondaire et était inhabitée depuis cinq ans”, se souvient Aurélie. Si la bâtisse ne dispose pas d’éléments architecturaux remarquables, elle possède néanmoins un atout majeur, celui d’être située le long d’une forêt domaniale qui donne accès à la plage. Séduit par son emplacement, le couple commence alors à transformer la maison radicalement, en conservant sa structure et en se débrouillant au fur et à mesure pour réaliser les travaux.

De leur projet de construction, Aurélie a conservé l’envie de faire rentrer de la lumière partout où cela était possible et de choisir des matériaux écologiques. Tous les murs ont été enduits à la chaux par Jean-Christophe, tandis que du lambris a été posé au plafond afin d’optimiser l’isolation. “Nous voulions des choses assez simples et des matériaux qui nous étaient familiers, ce qui nous a permis de faire la plupart des travaux nous-mêmes”, raconte Aurélie. Les différents espaces s’articulent ainsi autour d’une grande pièce de vie d’environ 80 m² où les cloisons ont été abattues, dévoilant ainsi de beaux volumes auxquels se rattache une véranda. Un îlot central fait office de séparation entre la cuisine recouverte de bois – une base Ikea associée à des éléments customisés –, tandis qu’une dalle de parquet réchauffant le béton ciré sert à délimiter le coin salon-salle à manger. Quant à la véranda qui donne sur le jardin (encore en cours d’aménagement, comme nous le confie timidement la propriétaire), elle abrite une longue table propice aux repas en famille ou entre amis.

Pour le reste, Aurélie et son mari ont souhaité insuffler un esprit de maison de vacances à leur intérieur. Une inspiration méditerranéenne qui se traduit par des murs immaculés, des matériaux naturels comme l’osier ou le bois ou encore des pièces en céramique exposées sur des étagères et meubles chinés… Parmi elles, on retrouve des lampes de la collection Grès, qu’Aurélie a lancée en parallèle de ses activités de styliste et de photographe. Un projet qui lui permet de concrétiser sa passion pour les lampes anciennes en grès, en dessinant des modèles qu’elle fait façonner par le potier Benoît Audureau. Des pièces brutes et poétiques qui ont le don de s’intégrer à chaque espace, à commencer par celui de leur créatrice.

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